Mélissa Restous, le blog

02 août 2018

De l'importance de l'incipit

Il y a quelques temps, j'ai écrit quelques articles pour Le Renard Loquace et je me permets de les republier ici (avec quelques modifications)

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L’Incipit… Un terme tout droit sorti d’un manuel de français, auquel vous n’avez sans doute pas prêté attention durant vos études, mais qui n’est pas dénué d’intérêt pour autant.

Incipit est un mot latin qui signifie « commencer » et il s’agit de LA première phrase d’un roman, ou à la limite, des premières lignes. Et sa fonction est primordiale : accrocher le lecteur. Car le lecteur est un être frivole et inconstant ; un consommateur comme un autre qui va impitoyablement rejeter votre œuvre s’il n’est pas emballé par les premières lignes de votre prose. C’est pourquoi il est impératif de soigner un incipit. C’est la carte de visite de votre manuscrit. Et malgré tout votre talent, en rater le début serait comme vous tirer une balle dans le pied.

Voici un petit florilège d’incipits tirés d’œuvres majeures de la littérature. Et vous remarquerez que certains d’entre eux sont passés à la postérité.

- « C’est une vérité universellement reconnue qu’un célibataire pourvu d’une belle fortune doit avoir envie de se marier » Orgueil et Préjugés, Jane Austen

- « Longtemps, je me suis couché de bonne heure » Du côté de chez Swann, Proust

- « Comment s’étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s’appelaient-ils ? Que vous importe ? D’où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l’on sait où l’on va ? Que disaient-ils ? Le maître ne disait rien. » Jacques le Fataliste, Diderot

- « Dans un trou vivait un hobbit », Le Hobbit, J.R.R Tolkien

- « Aujourd’hui, Maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas. » L’Etranger, Camus

 

Et vous, quel est le vôtre ?

 

Bonus, voici les incipits de mes textes , publiés ou encore dans les tiroirs (et soyons honnêtes, je ne pense pas qu'ils passeront à la postérité!) :

Dix Avril

« Le jeune homme avançait dans une rue déserte et sombre, les mains enfoncées dans les poches de son jeans. »

L'Inconsolé :

« Sacha referma le roman qu'il venait de terminer et le jeta sur un guéridon avec un soupir agacé. Il avait perdu un temps précieux à lire les niaiseries de George Sand. »

Iokanaan :

« Le jour commençait à décliner et une brise tiède chargée d’effluves floraux glissait sur les bras nus des étudiants. »

L'Empyrée :

« — C’est donc toi, le neveu ? demanda le jardinier. »

Contralto :

« Les semelles alourdies par la terre collante, ils avançaient prudemment, pliés en deux pour ne pas se faire repérer. »

Ce monde-ci et l'autre

« Parfaitement conscient des regards intrigués qui pesaient sur lui, Lisandre déambulait entre les invités. »

 

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26 juillet 2018

L'Empyrée - le casting idéal

Pour signer mon retour sur ce blog à l'abandon, quoi de mieux qu'un nouveau casting idéal ? Cette fois, c'est au tour de l'Empyrée de passer la difficile épreuve du casting ! Je pense avoir très bientôt l'occasion de vous reparler de ce texte qui se déroule au début du XXème siècle, dans une grande demeure bourgeoise. Dans l'esprit de Gosford Park ou Downton Abbey, on y suit les pas des maîtres et des domestiques qui doivent faire face à des événements étranges, notamment un meurtre.

Kieren Lloyd : l'histoire s'ouvre sur son arrivée à L'Empyrée où il va travailler comme domestique. Au début du récit, en 1908, il s'agit d'un adolescent maigrichon. Une cicatrice barre son visage depuis la tempe jusqu'au menton. Il est blond, a les cheveux coupés ras et des yeux en amande très clairs. A mesure que le temps s'écoule, il va s'étoffer mais garder des traits anguleux. Alexander Becht, un acteur allemand, serait parfait dans le rôle de ce mystérieux garçon.

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Dante Le Bellenger : il s'agit du fils unique de la famille Le Bellenger, les propriétaires de L'Empyrée. C'est un jeune homme au physique agréable, d'assez grande taille, très brun aux yeux bleus. Mais son charme naturel cache bien des choses... Une de mes inspirations pour lui a été ce portrait de Cocteau par Jacques Emile Blanche

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Raphaël Demassieux : c'est le jardinier de l'Empyrée, le seul qui éprouve un peu de sympathie pour Kieren à son arrivée. Il est un peu plus âgé que les deux garçons précédents. C'est un jeune homme brun, aux yeux noisette, plutôt grand et costaud mais qui a gardé un visage poupon et rond. Mais surtout, il a un magnifique sourire, comme Jai Courtney (un acteur australien).

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Dans les rôles secondaires, que je ne vais pas tous énoncer, il y a :

Viviane Clément : c'est une veuve, voisine des Le Bellenger. Encore jeune, elle cherche à s'épanouir et à trouver sa place. C'est une femme ronde, aux cheveux roux. La magnifique Christina Hendricks serait parfaite dans le rôle :

 

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22 juillet 2018

Reading Challenge 2018

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Comme toujours, merci au site Popsugar qui publie tous les ans un Reading Challenge que je leur emprunte ensuite.

- un livre dont j'ai déjà vu l'adaptation : Extrêmement fort et incroyablement près, J.Safran Foer

- Le prochain tome d'une série que j'ai commencée : Autre Monde T3, Le Coeur de la terre, M. Chattam

- un livre contenant un braquage :

- un polar nordique :

- une biographie : Henri III, Solnon

- un roman situé dans un pays qui me fascine : "Brokeback Mountain", A. Proulx

- un roman dont le titre contient un moment de la journée : Maintenant, A. Cravan

- un roman à propos d'un méchant ou d'un antihéros : Un Instant d'abandon, P. Besson

- un livre à propos de la mort ou du chagrin : Son frère, P. Besson

- un livre d'une femme utilisant un pseudonyme d'homme : Guyliner

- un roman dont un protagoniste est LGBT+ : Le Secret de Tristan Sadler, J. Boyne

- un livre qui est aussi une pièce ou une comédie musicale : L'importance d'être constant, O.Wilde

- un livre à propos de la santé mentale :

- un livre que j'ai emprunté ou qui m'a été offert : "Mon cher petit Lou", G. Apollinaire

- un livre écrit par deux auteurs : Will Grayson, Will Grayson, J.Green et D.Levithan

- un livre à propos de sport : Wild Heart, Lily Haimes

- un livre d'un auteur "du coin" :

- un livre contenant ma couleur préférée dans le titre : La Lettre écarlate, Hawthorne

- un livre à propos d'un voyage temporel : Lettres à l'ado que j'ai été

- un livre dont le titre mentionne un élément climatique : Neige, M.Firmine

- un livre se déroulant à la mer : Call me by your name, A.Aciman

- un livre dont le titre contient des paroles de chanson : Sweet sixteen, A. Heurtier

- un livre à propos ou se déroulant vers Halloween :

- un livre dont les personnages sont jumeaux :

- un livre mentionné dans un autre livre :

- un classique pour enfants que je n'ai jamais lu : Sa majesté des mouches, W.Golding

- un livre publié en 2018 :

- un livre publié dans les années 1980 : Les Bûchers de Sodome, M.Lever

- un livre à la couverture affreuse : Les Thibault, T1, R. Martin du Gard

- un livre évoquant une bibliothèque ou une librairie : Le Prisonnier du ciel, C.R.Zafon

- un best seller de l'année 2012 :

- un livre que je voulais lire en 2017 (mais que je n'ai pas lu) : Compartiments tueurs, S. Japrisot

 

Bonus et inclassables :

 

Oscar Wilde, In Memoriam, A.Gide

La Peur, G.Chevallier

Cupidon mortel, T.Andrew

Des jours sans fin, S.Barry

Geisha, A.Golden

Stranger than fiction, C.Colfer

La Fabrique de violence, J. Guillou

Inconnu à cette adresse, K. Taylor

L'Ami retrouvé, F. Uhlman

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08 mai 2017

Les salons

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Cela fait un moment que j'ai envie d'écrire sur ma maigre expérience des salons (en tant qu'auteure, et non visiteur) mais j'étais partagée entre paresse et manque d'inspiration alors j'ai laissé ce projet d'article en suspens. Je profite du souvenir tout frais du salon du fantastique de Paris pour vous faire profiter de mes impressions.

Un salon, c'est :

- de longs moments passés à observer les gens qui déambulent et à avoir mal au dos/aux fesses/aux jambes, trop chaud/trop froid

- se nourrir de sandwiches et de gâteaux au chocolat, voire se droguer à la caféine pour certains

- des crises de panique quand on pense que parfois, il faut parler aux personnes qui s'arrêtent devant nous.

- des instants de frustration quand on voit un client potentiel prendre son livre, lire la quatrième et... le reposer avant de partir.

- une petite victoire quand le même client potentiel prend le livre et le fait dédicacer.

- la terreur de faire une faute d'orthographe ou de se tromper de nom dans la dédicace.

- beaucoup de bonne humeur quand on a la chance d'être avec une équipe sympathique

- la chance de découvrir d'autres auteurs, de voir en chair et en os des écrivains que l'on apprécie (mais pas leur parler, cf le point 3)

Mais pour moi, le top du top, c'est la lectrice qui vient me voir pour me dire qu'elle a adoré ce que j'ai écrit. Et dans la vie d'un petit auteur, ce genre de remarque est très gratifiant et cela fait oublier que le salon n'est pas forcément idyllique.

Si jamais vous me croisez dans un salon, n'hésitez pas à venir discuter, c'est toujours un plaisir ! (et si vous êtes timide, n'oubliez pas que j'ai encore plus peur que vous!)

 

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07 mars 2017

Challenge auteur de Mars

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A l'initiative de Marie Tinet, voici un challenge d'écriture pour le mois de mars. ça tombe bien, j'essaie de me remettre à l'écriture ! (Vous pourrez suivre mes progrès sur Twitter grâce au #ChallengeAuteur)

La liste des 30 points :

  1. Ecrire avec quelque chose de volumineux sur la tête 
  2. Encourager un auteur en perte de motivation/d’inspiration à participer au #ChallengeAuteur
  3. Ce que vous écrivez vous inspire un autre texte
  4. Pleurer en écrivant une scène 
  5. Placer un mot commençant par W, X, Y ou Z
  6. Manger quelque chose à base de fruit en écrivant 
  7. Etre dérangé par quelque chose ou quelqu’un en écrivant 
  8. Ecrire via une reconnaissance vocale 
  9. Ecrire une histoire spécifiquement pour quelqu’un et lui offrir
  10. Il pleut dans votre scène alors qu’il fait soleil dehors
  11. Ecrire en pyjama 
  12. S’inspirer d’un fait réel 
  13. Utiliser un mot farfelu de votre choix dans un de vos textes
  14. S’inspirer d’une photographie 
  15. Répondre à un appel à textes 
  16. Un personnage à vos initiales
  17. Ecrire en écoutant de la musique 
  18. Tuer un personnage 
  19. Dessiner l’un de vos personnages 
  20. Ecrire de nuit
  21. Le titre de l’histoire que vous écrivez ne comporte pas la lettre E
  22. Ecrire quelque chose de personnel
  23. Ecrire au stylo rouge un texte de fiction
  24. Commencer et finir un paragraphe par la même lettre
  25. Un personnage porte du bleu
  26. Un personnage a un de vos défauts 
  27. Ecrire un passage sur le thème de la nature
  28. Ecrire un dialogue déjanté
  29. Ecrire une micro-nouvelle de moins de 600 signes espaces comprises
  30. Faire référence dans votre texte à une œuvre que vous adorez

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10 février 2017

Iokanaan à Kitsunegari éditions

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L'histoire : Paris, fin du XIXème siècle. De jeunes et beaux garçons sont assassinés en toute impunité. Esaias Fersen, journaliste pour La Presse, et amateur d’histoires sordides, se lance dans une enquête qui ne semble intéresser personne.
En rentrant chez lui, Théophile Auvay, artiste-peintre, découvre sur le pas de sa porte un homme blessé : il se fait appeler Iokanaan, possède la beauté du Diable et serait un meurtrier. Théophile devrait le laisser mourir, il fera pourtant tout pour le sauver, quitte à mettre sa propre vie en danger.

La sortie est prévue pour le mois de mai, les précommandes sont déjà ouvertes pour les intéressé(e)s, il suffit de cliquer ici

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18 décembre 2016

It's bilan time !

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Je m'y prends un peu à l'avance, mais je doute que les deux semaines qui me séparent de la fin d'année changent énormément ce que j'ai à raconter. 

En ce qui concerne l’écriture, je suis assez contente de 2016. J’ai tenu mes objectifs concernant L’Empyrée et le texte est en cours de bêta-lecture (d'ailleurs, vous pouvez toujours en lire le début sur Scribay). J’ai bon espoir d’y poser le point final fin décembre ou début janvier. Cette année, j’ai même eu le loisir d’écrire un autre roman, Contralto, qui est également parti en bêta-lecture (même si le texte se trouve à un stade moins avancé que celui de L’Empyrée). Iokanaan est toujours dans les cartons, à la recherche d’un gentil éditeur. L’Inconsolé vit sa vie et me rend assez fière. Grâce à lui et au Petit Caveau, j’ai fait mes premières signatures en salon et c’était une expérience vraiment agréable, même pour une phobique sociale ! What’s next ? Outre la correction et l’envoi de certains textes, j’ai un projet de réécriture me trotte dans la tête. Je réfléchis à l’angle d’attaque et j’espère pouvoir commencer à travailler dessus au printemps. Et puis, j’espère pouvoir être présente à d’autres salons !

Au niveau de la lecture, je n’ai pas terminé mon challenge 2016, mais j’avais de bonnes excuses, je ne lis pas de SF ni de dystopies. Les titres « hors-catégorie » compensent pas mal ce manque et je suis ravie d’avoir retrouvé un rythme de lecture assez soutenu. Ma bibliothèque débordante est moins convaincue mais bon… Cette année, j’ai eu un gros coup de cœur pour l’écriture de Philippe Besson, notamment Vivre vite et En l’absence des hommes. C’est écrit de manière simple mais intelligente et profonde, et c’est un des rares auteurs qui a réussi à m’émouvoir (la seule autre doit être Fanny Flagg avec Beignets de tomates vertes). J’ai aussi adoré découvrir l’écriture de Sébastien Japrisot dans Un Long dimanche de fiançailles (merveilleusement adapté par Jeunet). Globalement, peu de titres m’ont déçue et si vous ne savez pas quoi lire, vous pouvez allègrement piocher dans les livres lus pour ce challenge. Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, je vais me concocter un nouveau reading challenge pour 2017 !

Sinon, cette année, j'ai fait pas mal de découvertes musicales qui ont accompagné mes séances d'écriture dont Walking on cars, Rag'n'Bone Man, Lukas Graham, Raury... Les univers de ces artistes m'aident énormément à trouver la concentration idéale ou m'accompagnent parfaitement dans ce que je suis en train de construire. 

J'ai également pu bêta-lire quelques textes et c'est un exercice que j'aime énormément (même si c'est chronophage) parce que discuter d'un texte avec son auteur me paraît très enrichissant (pour l'auteur comme pour moi). ça me change de l'étude de textes d'auteurs morts qui ne peuvent pas me dire si mon interprétation est juste ou non! Si j'ai le temps, j'espère pouvoir me pencher sur d'autres bêta en 2017.

2016 a été une année bien remplie, finalement. Plus que je ne l'espérais! 

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17 décembre 2016

Reading Challenge 2017

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Comme d'habitude, j'ai emprunté ce challenge au site Popsugar et j’en ai retiré certaines catégories qui ne m’intéressent pas (A book with career advices, par exemple, parce que je sais que je n’en lirai pas). Cette année, je vais donc essayer de lire :

- un livre recommandé par un libraire : Mauvais genre de Naomi Alderman

- un livre qui se trouve dans votre PAL depuis bien trop longtemps : Si le grain ne meurt d'André Gide

- un roman épistolaire :

- un livre audio :

- un livre dont le titre contient le nom d’une saison :

- un livre dont l’histoire fait partie d’une autre histoire : Apostasie de Vincent Tassy

- un livre écrit par plusieurs auteurs :

- un livre d’espionnage

- un livre avec un chat sur la couverture :

- un livre dont l’auteur utilise un pseudonyme :

- un bestseller d’un genre dont vous n’êtes pas friand d’habitude : Fahrenheit 451 de Ray Bradbury

- un livre d’une personne/à propos d’une personne handicapée : Signes d'Anna Martin

- un livre comprenant un voyage : Candide de Voltaire

- un livre comportant un sous-titre : Le Pays de Contes T1, Le sortilège perdu de Chris Colfer

- un livre publié en 2017 : Arrête avec tes mensonges de Philippe Besson

- un livre comprenant une créature mythique : La vie sexuelle des super-héros de Marco Mancassola

- un livre que vous avez déjà lu et qui ne manque jamais de vous faire sourire :

- un livre à propos de nourriture : Playing for pizza de John Grisham

- un roman steampunk :

- un livre dont la tranche est rouge : Le Monde de Charlie de Stephen Chbosky

- un livre que vous avez adoré enfant :

- un livre écrit par un auteur originaire d’un pays que vous n’avez jamais visité : Le Puits d'Ivàn Repila

- un livre dont le titre est aussi le nom d’un personnage : De Darcy à Wentworth de Sybil G. Brinton

- un livre se déroulant en période de guerre : Le Diable au corps de Raymond Radiguet

- un livre dont le narrateur est incertain :

- un livre avec des images :  Nosfera2 de Joe Hill

- un livre à propos d’une femme intéressante : La Part des flammes de Gaëlle Nohant

- un livre se déroulant sur deux périodes différentes : La Mécanique du coeur de Mathias Malzieu

- un livre dont le titre contient un mois ou un jour de la semaine :

- un livre dont l’action se passe dans un hôtel : Brûlant secret de Stefan Zweig

- un livre écrit par quelqu’un que vous admirez : Un garçon d'Italie de Philippe Besson

- un livre adapté au cinéma en 2017 :

- un livre dont l’action se déroule pendant des vacances, mais pas celles de Noël : Croire de Nathalie Marie

- le premier livre d’une saga que vous n’avez jamais lue : Miss Peregrine's home for peculiar children T1 de Ransom Riggs

- un livre acheté pendant un voyage : The Oustiders de S.E Hinton

 

Bonus :

- un livre recommandé par un auteur que vous adorez :

- un bestseller 2016 :

- un livre dont le titre contient un terme appartenant au champ lexical de la famille : Mauvais fils de Raphaële Frier

- un livre d’un genre dont vous n’avez jamais entendu parler :

- un livre dont le personnage est excentrique : Dix petits Indiens de Sherman Alexie

- un livre acheté d’occasion : Un homme au singulier de Christopher Isherwood

- un livre mentionné dans un autre livre :

- un livre à propos d’un sujet difficile : Misery de Stephen King

- un livre basé sur la mythologie :

 

Aux portes de l'éternité de Ken Follett

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09 octobre 2016

Que faire d'un texte dont personne ne veut ?

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Une question à laquelle un auteur est confronté plus souvent qu’on ne l’imagine. Oui... Même les plus grands ont eu des soucis de publication. Les soeurs Brontë, Jane Austen ou Théophile Gautier ont vu leurs premiers manuscrits refusés. Cette question me préoccupe depuis maintenant quelques mois. Alors je vais vous faire profiter de mes interrogations !

Dans les épisodes précédents : Le 31 décembre 2015, j’envoie mon dernier projet, Iokanaan, à une dizaine de maisons d’édition soigneusement choisies (pas de mastodonte pour des raisons économiques et écologiques, par exemple). Contrairement aux soumissions d’autres textes faites auparavant, je suis moyennement confiante parce que je viens de me rendre compte que ce roman n’appartient à aucun genre. Ni fantastique, ni historique, ni policier. Un peu des trois en même temps mais pas suffisamment pour lui coller une étiquette. Malheureusement, sans case dans laquelle le mettre, ce manuscrit part avec un gros handicap. Tant pis, je tente quand même le coup.

Un matin de cette semaine, je reçois un deuxième refus officiel (s'ajoutant aux autres, non officiels parce qu'inexistants. Les fameux vents...) m’annonçant que le roman « ne peut trouver sa place au sein de notre ligne éditoriale » et me confirme ce que je soupçonne depuis des mois : à moins d’un miracle ou d’un gros coup de bol, Iokanaan va rester au fond d’un tiroir. Et pas nécessairement parce qu'il est mauvais. Juste bizarre.

Ah mais… La plupart du temps (c'est-à-dire quand je suis dans la bonne phase), j’aime beaucoup ce texte et je n’ai pas vraiment envie de le voir moisir sur mon disque dur, oublié de tous… ça me laisserait l’impression qu’il s’agit d’un roman inachevé. D’autant plus que j’ai deux autres histoires sur le feu et que plus le temps passe, plus je me détache de Iokanaan.

Ce qui me ramène à la question initialement posée : Que faire d’un texte dont personne ne veut ? A vrai dire, je connais déjà certaines réponses. Faire de nouveaux envois. Prier. Reprendre le texte. L’abandonner. L’autoéditer. Cela demande un peu de courage, de faire un choix. Est-ce que je dois oublier les années de travail ? Prendre mon mal en patience ? Me remonter les manches ?... 

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08 septembre 2016

La lettre de refus

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Il y en a des courtes, des longues, des sympathiques, des sèches, des vexantes et même des invisibles... Certaines laissent penser qu'il y a de l'espoir, tandis que d'autres plongent dans un abîme de découragement. Une chose est sûre, tout auteur passe un jour par cette case et malgré la déception, il faut prendre ces refus avec philosophie et essayer de comprendre pourquoi le texte n'est pas accepté. Parfois, c'est parce qu'il manque encore de travail, d'autres fois, il n'accroche pas le comité de lecture. Peut-être qu'il ne correspond pas à la ligne éditoriale de la maison d'édition (c'est d'ailleurs pour cela qu'il faut bien faire ses recherches avant de faire un envoi). Bref, un refus devrait être un moteur qui apporte de la motivation et non un frein (même si l'égo en prend un coup au passage. Après tout, on est humains).

Voici un petit florilège de mes refus:

- Le plus vexant : le vent. Il arrive que certains éditeurs ne répondent pas, estimant qu'un long silence a valeur de refus. Cela peut se comprendre s'ils sont surchargés et qu'ils reçoivent des centaines de manuscrits mais ça reste un peu désagréable. ça me donne l'impression de n'être pas assez importante pour qu'on se donne la peine de me répondre, même par une lettre type.

- Le plus étrange : la lettre type reçue un jour férié ou un dimanche. Souvent, il s'agit d'un mail contenant la formule consacrée "nous avons bien reçu votre manuscrit et nous vous remercions de votre confiance. Malheureusement,..." et la question qui se pose est :" mais qui a bien pu me l'envoyer?"

- Le plus classique : la lettre type envoyée par la poste. Avec, elle aussi, la formule magique : "Malheureusement, votre texte, en dépit de sa qualité, ne correspond pas à la ligne éditoriale"

- Le plus efficace : le mail de trois lignes manquant de tact, très sec et involontairement drôle. "Bonjour, Notre comité de lecture n'a pas été sensible à votre manuscrit. Nous vous souhaitons une bonne continuation."

- Le plus touchant : mon premier refus, je l'ai reçu de "Je Bouquine" (Bayard) quand j'avais 15 ou 16 ans. C'est une lettre manuscrite (c'est suffisamment rare pour être noté) qui souligne la confusion du texte à cause du format très court mais la seule phrase que j'ai retenue reste "Votre style ne manque pas d'élégance". Preuve qu'une lettre de refus n'est pas toujours synonyme d'échec mais il faut avouer que ce genre de courrier est extrêmement rare.

- Le plus frustrant : "on a beaucoup aimé mais..." Celui-là vient d'un appel à textes et répond à la loi des concours. Le texte est bon, mais les autres sont meilleurs.

- Le plus constructif : le long mail qui explique ce qui cloche. C'est assez rare, autant le savoir, mais ça existe et c'est très encourageant parce que c'est un professionnel qui pointe les qualités et les défauts d'écriture. Et c'est ainsi que l'auteur peut progresser.

Il paraît que le top de la lettre de refus est celle des éditions Le Dilettante mais je n'ai jamais tenté le coup. Si vous voulez savoir ce que ça donne, allez lire cet article de l'auteure Joanne Richoux qui vous explique tout dans le détail!

Bilan de tout cela : un refus ne doit pas être la cause d'un abandon de l'écriture. Il faut voir cela comme une étape permettant de s'améliorer ou un simple contretemps.

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