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Une question à laquelle un auteur est confronté plus souvent qu’on ne l’imagine. Oui... Même les plus grands ont eu des soucis de publication. Les soeurs Brontë, Jane Austen ou Théophile Gautier ont vu leurs premiers manuscrits refusés. Cette question me préoccupe depuis maintenant quelques mois. Alors je vais vous faire profiter de mes interrogations !

Dans les épisodes précédents : Le 31 décembre 2015, j’envoie mon dernier projet, Iokanaan, à une dizaine de maisons d’édition soigneusement choisies (pas de mastodonte pour des raisons économiques et écologiques, par exemple). Contrairement aux soumissions d’autres textes faites auparavant, je suis moyennement confiante parce que je viens de me rendre compte que ce roman n’appartient à aucun genre. Ni fantastique, ni historique, ni policier. Un peu des trois en même temps mais pas suffisamment pour lui coller une étiquette. Malheureusement, sans case dans laquelle le mettre, ce manuscrit part avec un gros handicap. Tant pis, je tente quand même le coup.

Un matin de cette semaine, je reçois un deuxième refus officiel (s'ajoutant aux autres, non officiels parce qu'inexistants. Les fameux vents...) m’annonçant que le roman « ne peut trouver sa place au sein de notre ligne éditoriale » et me confirme ce que je soupçonne depuis des mois : à moins d’un miracle ou d’un gros coup de bol, Iokanaan va rester au fond d’un tiroir. Et pas nécessairement parce qu'il est mauvais. Juste bizarre.

Ah mais… La plupart du temps (c'est-à-dire quand je suis dans la bonne phase), j’aime beaucoup ce texte et je n’ai pas vraiment envie de le voir moisir sur mon disque dur, oublié de tous… ça me laisserait l’impression qu’il s’agit d’un roman inachevé. D’autant plus que j’ai deux autres histoires sur le feu et que plus le temps passe, plus je me détache de Iokanaan.

Ce qui me ramène à la question initialement posée : Que faire d’un texte dont personne ne veut ? A vrai dire, je connais déjà certaines réponses. Faire de nouveaux envois. Prier. Reprendre le texte. L’abandonner. L’autoéditer. Cela demande un peu de courage, de faire un choix. Est-ce que je dois oublier les années de travail ? Prendre mon mal en patience ? Me remonter les manches ?...